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Paysages d'Italie, choix de dessins de la collection du 19e siècle

Accrochage 06 décembre 2017 - 05 mars 2018 | Gratuit

Le MUDO-Musée de l’Oise présente dans son cabinet d’art graphique du 6 décembre au 5 mars 2018, un choix de 17 dessins de paysages pour une découverte de l’Italie vue par les artistes français au 19e siècle. Cette sélection d'œuvres du MUDO entre en résonance avec l’exposition Heures italiennes, chefs-d’œuvre des Hauts-de-France, présentée dans le Pavillon de verre du Musée du Louvre-Lens.

Le voyage en Italie

L'exposition Heures italiennes, chefs-d’œuvre des Hauts-de-France, se tient à Lens jusqu’au 28 mai 2018. Le MUDO-Musée de l’Oise, prêteur de quatre tableaux à cette manifestation, présente dans son cabinet d’art graphique un choix de 17 dessins de paysages pour une invitation à un voyage à travers l’Italie, telle que l’ont vue les artistes français au 19e siècle. L’Italie était en effet pour eux un lieu privilégié pour la pratique de leur art en plein air et, fascinés par la nature, ils trouvèrent dans la campagne romaine ou napolitaine des points de vue, des villages pittoresques, des ruines et des cascades propres à les inspirer. Pour eux, la lumière ne se comprend que dans la nature et elle s'épanouit d'autant plus dans les pays méditerranéens. C’est donc à travers le regard d’Henri Deglane, Jules Coigniet, Edouard Bertin, Pierre Thuillier, Alfred de Curzon, Alexandre-Hyacinthe Dunouy, Alexandre Desgoffe et Georges Brilloüin et par différentes techniques de dessin, du crayon à l’aquarelle en passant par le fusain et le lavis d’encre, que le visiteur est conduit de Rome et sa région, aux environs de Naples, à Sorrente et jusqu’à la côte amalfitaine.

Le dessin, une œuvre en soi

Au 17e siècle, en France et en Europe, le dessin sur le motif (sur site, en plein air) est une pratique dont les artistes s’emparent et qui devient courante au cours du 18e siècle. Au 19e siècle, cette pratique s’impose dans la formation des jeunes artistes. Les expressions dessiner « sur nature », « d’après nature », « sur le motif » sont utilisées indifféremment. Les dessinateurs se font observateurs d’un environnement, d’une vue, saisissent un morceau de nature, qu’ils ordonnancent pour en faire un objet esthétique, un paysage. Par ailleurs, le dessin s’émancipe progressivement de la peinture et n’est plus seulement étude pour un tableau, mais devient une véritable œuvre en soi, indépendante, autonome, ayant sa propre finalité, comme le montrent la plupart des œuvres exposées ici. Le dessin devient témoignage des voyages et excursions que font les artistes. Certaines œuvres, datées au jour le jour, permettent de suivre dans le temps l’itinéraire artistique suivi au cours des différentes étapes du voyage. Toutefois, les dessins pris sur le vif sont assez souvent retravaillés ensuite en atelier, soit pour repasser à l’encre un trait au crayon soit encore pour les rehausser d’un lavis.

A découvrir dans la base Joconde, les notices des peintures italiennes du MUDO-Musée de l'Oise. 

Crédits :

Alexandre-Hyacinthe Dunouy, Vue de la villa d'Isola di Sora (Vallée du Liris, Italie), 1er quart 19e siècle © RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean.

Jules Philippe Coigniet, Paysage d'Italie, 2e quart 19e siècle © MUDO – Musée de l'Oise / Stéphane Vermeiren.

Edouard Bertin, Vue prise à La Cava (environs de Naples), 2e quart du 19e siècle © RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean.

Henri Deglane, Olévano (environs de Rome), 30 mai 1882 © MUDO - Musée de l'Oise / Christine Mesta.

Edouard Bertin, Vue de Sorrente, environs de Naples, 2e quart 19e siècle © RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean.