Tête d'Italienne, vers 1840 - 1841

CHASSÉRIAU Théodore

Santa Bárbara de Samaná (actuelle République dominicaine), 1819 ; Paris, 1856

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Peinture à l'huile sur toile. Montage non original avec carton intermédiaire entre toile et châssis. Cadre de réemploi, en bois mouluré, doré à ornementations moulées.

H. 30 cm ; L. 23,1 cm ; Ep. 1,6 cm ; Pds 1,6 Kg (cadre+toile)

achat avec participation du FRAM

94.1

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Etude sur le modèle vivant. Propriété de Mme Puvis de Chavannes, née Princesse Cantacuzène ; semblerait être soit un don de Théodore Chassériau à la princesse que l'artiste chérissait plus particulièrement à la fin de sa vie, soit un achat à la vente Chassériau de 1857 où on voit les Cantacuzène se porter maintes fois acquéreurs. Oeuvre en rapport : « Tête de jeune fille vue de profil à droite », huile sur toile (Cambrai, musée municipal, inv. PY5, dépôt du Louvre inv. RF 38.68) : le modèle semble être le même que le nôtre et appartenir à la série de travaux « d'après nature » exécutés à Rome à la fin de 1840 et au début de1841 (vente Chassériau 1857, n°29) (d'après Marc Sandoz, 1974).

Jeune fille brune les cheveux noués en chignon, la tête tournée de trois-quarts légèrement penchée vers l'épaule. Après avoir visité Naples, Florence et Gênes, Chassériau s'installe à Rome. Frappé par la beauté des paysages, il le fut aussi par celle des types populaires qu'il définit ainsi : « Ce n'est pas la beauté délicate et parfaite des gens, mais un type tout à fait à part, large et beau comme toute l'existence de ce peuple et que les peintres ont rendu d'une petite manière ; l'idée la plus parfaite est celle que donne la colonne Trajane comme types de têtes » (Léonce Bénédite, « Théodore Chassériau : sa vie, son œuvre », 2 volumes, Paris, André Dezarrois, 1932, p. 129).