Marie-Madeleine se rendant à Marseille, vers 1833 et 1835

DELAROCHE Paul

Paris, 1797 ; Paris, 1856

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Martine Beck-Coppola - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Peinture à l'huile sur carton (Millboard, panneau préparé réalisé à Londres.) La composition s'inscrit dans en demi-cercle dans le format rectangulaire du tableau. Mise au carreau et dessin sous-jacents au crayon graphite avec reprise locale à l'encre et/ou à la peinture en glacis pour souligner les formes. Fond d'or. Couche de peinture brune au revers.

H. 19,6 cm ; L. 42 cm ; Ep. 1,5 cm

achat avec participation du FRAM

001.9.1

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Esquisse pour un projet de décor pour l'église de la Madeleine à Paris, non exécuté. La commande fut passée en 1833 à Paul Delaroche, qui demanda de concevoir seul l'ensemble des décors. Dans la nef, étaient envisagées différentes scènes de la vie de Marie Madeleine et dans l'abside, son Ravissement. Pour se préparer, l'artiste décida de partir en Italie. Un an plus tard, à son retour, la décoration de l'abside avait été confiée à Jules Claude Ziegler. Delaroche abandonna alors le projet ne souhaitant pas partager la commande. Un dessin préparatoire à notre tableau intitulé « Arrivée de Lazare et de Madeleine à Marseille » se trouve au Musée du Louvre, Département des Arts graphiques (Inv. RF. 35264 recto).

L'épisode représenté ici est extrait de « La Légende dorée », ouvrage qui raconte la vie des saints et des martyrs chrétiens, rédigée au 13e siècle par Jacques de Voragine. En raison des persécutions qui suivirent la Crucifixion de Jésus, Marie-Madeleine, sa sœur Marthe et son frère Lazare, en exil volontaire ou forcé, embarquèrent sur un bateau, livré aux flots, sans voile, ni rame ni gouvernail. La main divine leur évita le naufrage et ils se retrouvèrent miraculeusement à Marseille. Madeleine y prêcha aux habitants païens et convertit un grand nombre d'entre eux. Le tableau est réalisé dans de subtiles harmonies colorées et les tons sont chatoyants. La palette est proche de celle des Primitifs italiens.