Leucothoé et Anaxandre - La diseuse de bonne aventure, en 1866

MERSON Luc-Olivier

Paris, 1846 ; Paris, 1920

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Thierry Ollivier - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Peinture à l'huile sur toile sur châssis. Cadre en bois sculpté doré XVIIIe siècle.

H. 150,4 cm ; L. 116,9 cm ; Ep. 2,8 cm ; Pds 20,2 Kg (toile+cadre)

achat avec participation du FRAM

88.6

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Il s'agit du premier envoi de l'artiste au Salon en 1867.

Jusqu'ici désignée sous le titre « La Diseuse de bonne aventure », cette peinture d'histoire est le premier envoi au Salon du jeune Merson en 1867 sous le titre « Leucothoé et Anaxandre ». La vieille femme figurant à gauche de la composition est une diseuse de bonne aventure : elle est en train de prédire à la jeune Leucothoé son avenir funeste. En effet, dans ses « Métamorphoses », Ovide raconte l'histoire de Leucothoé, amante du dieu du soleil Hélios, dénoncée à son père par sa sœur Clytie, elle-même maitresse du dieu. Le père, se sentant déshonoré, décide d'ensevelir sa fille vivante. Hélios, inconsolable, ne parvenant pas à la ranimer à l'aide d'un nectar parfumé, la transforma en arbre à encens. La toile fourmille de détails qui deviennent la marque de fabrique de Merson, pour qui le souci de lisibilité de la scène est primordial. La chouette, figurée au pied de la vieille femme, est souvent considérée comme un symbole de transition et de mort. Le chien a aussi une forte symbolique liée à sa fonction de psychopompe, conducteur des âmes des morts.