Les Troyennes pleurant la perte d'Anchise, en 1841

CHASSÉRIAU Théodore

Santa Bárbara de Samaná (actuelle République dominicaine), 1819 ; Paris, 1856

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Peinture à l'huile sur toile marouflée sur carton. Papier bleu au revers. Cadre en bois mouluré doré, à ornementations moulées.

H. 18,6 cm ; L. 26,5 cm ; Ep. 0,4 cm ; Pds 0,904 Kg (cadre+supports)

don manuel

74.26

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Esquisse peinte pour « Les Troyennes pleurant la perte d'Anchise », tableau présenté au Salon de 1842 ; Budapest, collection Hatvany ; brûlé en 1945 à Budapest pendant la Seconde Guerre mondiale. Esquisse faisant partie de la collection Gobineau et donnée à Mme Chancerel par sa tante Diane de Gobineau, qui la tenait de sa mère Clémence, Comtesse de Gobineau.

Dans le récit de Virgile, fuyant la ville de Troie en flammes, Anchise porté sur le dos de son fils Enée fait le voyage jusqu'à Drépane (aujourd'hui Trapani) en Sicile, où il mourra des années plus tard et où son fils lui élèvera un tombeau. - Dès son voyage en Italie en 1840, Chassériau puise son inspiration dans d'autres sources que les classiques. Dans cette esquisse représentant la côte de l'Italie du sud baignée de soleil, on pressent déjà les évocations orientales et exotiques qui feront le succès du peintre. Les physionomies immobiles et les attitudes hiératiques des Troyennes confèrent à cette petite étude son caractère mystérieux.