Leroy d'Etiolles - Portrait de Leroy d'Etiolles, en 1847

NIEUWERKERKE Alfred Emilien O'HARA, comte de

Paris, 1811 ; Gattaiola (Italie), 1892

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Buste en marbre blanc, légèrement veiné de bleu.

H. 65 cm ; L. 42 cm ; P. 30 cm

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92.123

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Salon de 1847 (n° 2132) ; vente hôtel Drouot 20-21 juin 1991, n°143 ; Paris, galerie Laurentin ; acquis d'un particulier en 1992

Jean Jacques Joseph Leroy, dit Leroy d'Etiolles (Paris, 1798 - Paris, 1860), docteur à Paris, puis chirurgien, fut l'un des premiers urologues de son temps et l'inventeur même du mot. C'est l'un des pères de la lithotritie, c'est-à-dire de la pulvérisation des calculs urinaires : il imagina les instruments opératoires appropriés (1822), puis les fit exécuter et les perfectionna. Il est connu par ailleurs pour ses recherches sur l'asphyxie des noyés (1827), qui ont eu des répercussions sur la médecine mondiale pendant près d'un siècle. Expérimentateur et inventeur éclectique, il a créé plus de cent inventions dans des domaines divers (armement, chemins de fer, systèmes de freinage, etc.) Homme très érudit, connaissant le latin et sans doute le grec, il parlait l'anglais et fit des traductions. Il fut également collectionneur de tableaux anciens (dont « Les Pélerins d'Emmaüs » de Rembrandt, aujourd'hui au Musée Jacquemart-André à Paris) et ami du docteur Lacaze, célèbre collectionneur du Second Empire, qui fit au Musée du Louvre la donation la plus importante qu'ait reçue ce musée dans le domaine de la peinture. C'est probablement dans ce cercle artistique qu'il fit la connaissance du comte de Nieuwerkerke, fidèle de Napoléon III, nommé directeur des musées nationaux en 1849, puis surintendant des Beaux-Arts en 1863. Tout au long du Second Empire, ce personnage joua un rôle prépondérant dans la politique culturelle française. Le buste témoigne des qualités de portraitiste de Nieuwerkerke qui lui vaudront la commande des bustes de Napoléon III et de la comtesse de Montijo, future impératrice Eugénie, choisis comme portraits officiels des souverains et comme tels reproduits à l'infini.