Le loup et l'agneau, avant 1892

AIZELIN Eugène-Antoine

Paris, 1821 ; Paris, 1902

ZOOMER: passer la souris

© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Groupe monumental en plâtre totalement évidé.

H. 250 cm ; L. 95 cm ; P. 85 cm

don manuel

75.20

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Modèle original en plâtre présenté au Salon de 1892 ; le 3 mai 1892, l'artiste demande à l'Etat la commande du marbre ou l'acquisition du plâtre ; le 28 juin 1892, refus de l'administration ; modèle resté dans l'atelier de l'artiste jusqu'au don au MUDO - Musée de l'Oise en 1975.

« Le Loup et l'Agneau » représente une poursuite amoureuse : une jeune fille, entièrement nue, s'enfuit devant un jeune homme, dont la taille est ceinte d'une peau de loup et qui l'a rattrapée ; il a posé sa main droite sur sa taille et elle tente de la repousser, tandis qu'il lui maintient le bras gauche de son autre main. Cette poursuite, contenue dans une composition sinueuse, ce combat léger entre l'innocence et la concupiscence, la force virile et la fragilité d'une toute jeune fille, le jeu entre un corps menu, lisse, souple, tendu et un autre disproportionné, musclé, courbé, à demi-couvert, tandis que l'autre est entièrement offert est une réinterprétation de la sculpture baroque du Bernin « Apollon et Daphné » et emprunte aussi à Carpeaux. Aizelin tempère toutefois le propos de ces artistes : le tournoyant et le virevoltant deviennent chez lui ondulation, le dynamisme et le mouvement se figent dans l'anecdote, mais restent une fraîcheur et une jeunesse, qui ont toujours été le propre de l'artiste. (D'après Anne Sigaud, 1994)