Le Christ apaisant la tempête, entre 1846 et 1849

BALZE Raymond

Rome, 1818 ; Paris, 1909

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Thierry Ollivier - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Peinture à l'huile sur toile sur châssis. Cadre en bois mouluré doré à ornementations moulées.

H. 46,3 cm ; L. 36,3 cm ; Ep. 1,7 cm ; Pds 3,8 Kg (toile+cadre)

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Esquisse pour « Le Christ apaisant la Tempête », tableau à la partie supérieure cintrée, de l'Eglise Saint-Pierre d'Yssingeaux (Haute-Loire), exposé au Salon en 1849. Une version plus aboutie de format rectangulaire, datée de 1847 (?), a été mise en vente par l'Etude Rouillac à Cheverny le 16 juin 2014 (n°577). Dans cette version, les personnages sont traités avec plus de précision, dans un camaïeu de gris, et la position du gouvernail est différente de la version définitive. L'esquisse du MUDO - Musée de l'Oise pose les tons colorés de la version définitive. L'avant du bateau reprend la disposition du gouvernail dont le manche est brisé. Contrairement aux deux autres tableaux connus, l'esquisse ne comporte pas d'inscriptions latines sur le haut de la coque. Selon l'étude Rouillac, le thème de Jésus apaisant la tempête est cher à l'artiste qui expose cinq fois le sujet aux Salons de 1849 (n°57), 1873 (n°54), 1882 (dessin n°2760), 1890 (pastel n°2533) et 1895 (n°98).

De nuit, dans une barque alors que le Christ s'est endormi et qu'une tempête déchaîne les flots du lac de Tibériade, ses apôtres apeurés le réveillent. Le Christ ordonne à la tempête de s'apaiser. Les épais nuages à l'arrière-plan, laissent alors place à la lumière du soir, qui vient éclairer le Christ, rayonnant de calme et de majesté. Seule figure présente dans la moitié supérieure de la composition, au-dessus de la ligne d'horizon, le Christ tend le bras droit pour calmer les vents. Au-dessus des apôtres qui se pressent autour de lui, il révèle sa nature divine. Sous la protection du Christ, l'esquisse présente Saint Pierre à sa droite regardant au loin, alors que trois autres apôtres se tournent vers le Christ effrayés, le priant ou l'admirant. Au second plan, un homme tient les cordages des voiles du bateau. En 1849, Auguste Galimard exprimait son admiration dans le traitement du sujet dont la représentation est difficile et louait Raymond Balze d'avoir su peindre à la fois la tempête et le calme, ces deux contrastes formant le sujet. Pour lui, ce tableau était l'un des meilleurs du Salon et Raymond Balze un artiste prometteur.