La vasque de l'Académie de France à Rome, vers 1826-1827

COROT Jean-Baptiste Camille

Paris, 1796 ; Paris, 1875

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Martine Beck-Coppola - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Peinture à l'huile sur toile sur châssis. Toile originale non visible : rentoilage. Cadre en bois mouluré et doré à ornementations moulées.

H. 25,3 cm ; L. 38,5 cm ; Ep. 2,2 cm ; Pds 2,2 Kg (cadre + toile)

achat avec participation du FRAM

84.82

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Tableau exécuté lors d'un premier voyage du peintre en Italie entre 1825 et 1828. Il existe trois autres œuvres de Corot sur le même sujet : un tableau au musée de Dublin, un autre au Musée des beaux-arts de Reims et un autre dans une collection inconnue et un dessin à la mine de plomb sur papier conservé au département des Arts graphiques du Musée du Louvre à Paris. Notre tableau fut très probablement exécuté en atelier (d'après Elisabeth. Foucart-Walter in « Les années romantiques », catalogue d'exposition, 1996). Il fut offert par Corot au peintre Hippolyte Flandrin, qui le transmit à son frère, le peintre Paul Flandrin, qui le transmit à son fils Louis Flandrin, qui le transmit lui-même à sa fille Madeleine Froidevaux, de laquelle et de son mari Yves Marie le musée a acquis le tableau. - Autres oeuvres représentant le même sujet au MUDO : Inv. 85.7 ; Inv. 87.19 ; Inv. 91.34 ; Inv. 91.42 ; Inv. 87.13 ; Inv. 87.161

« La Vasque de l'Académie de France à Rome », vraisemblablement peinte vers 1827, est la plus aboutie des cinq versions que nous connaissons de cette vue. Achevée en atelier, elle nous place à l'entrée de la villa, sur la terrasse qui offre un point de vue imprenable sur Rome et la cité vaticane. Dans l'arceau formé par les arbres, Corot a inscrit la vasque et le panorama sur les dômes de la basilique Saint-Pierre de Rome. Modèle de symétrie et de sobriété classique, cette composition ne doit rien au hasard. La légère contre-plongée retenue par le peintre permet de faire visuellement émerger la basilique de la conque de la fontaine. Ce jeu de formes rapproche ainsi, dans l'œil du spectateur, le premier et l'arrière-plan. À quelques pas du bassin, presque confondu avec le tronc de l'arbre de droite, se tient un prêtre, comme pour offrir un ultime lien entre les deux plans et conférer une dimension sacrée à sa représentation. Corot offrit ce tableau au peintre Hippolyte Flandrin, qui avait pris l'habitude de se signer avec l'eau de la vasque en contemplant Saint-Pierre.