Judith, vers 1889

AIZELIN Eugène-Antoine

Paris, 1821 ; Paris, 1902

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© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Adrien Didierjean - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Statuette en plâtre d'atelier plein moulé sur armature métallique partiellement visible.

H. 42 cm ; l. 21 cm ; P. 16 cm

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75.16

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Esquisse en plâtre d'atelier de la statue en bronze (H. 2,10 m. l. 0,90 m. P. 0,80 m.), signée et datée de 1889, acquise par l'Etat en juillet 1890, reversée au Louvre en 1924 (RF 2222), déposée en 1926 au Musée de Tessé au Mans, fondue sous l'Occupation. Oeuvres en rapport : maquette en plâtre (Musée d'Orsay, RF 3851) ; modèle en plâtre (localisation inconnue) ; éditions en biscuit de Sèvres et en bronze ; dessin au crayon et au fusain d'après l'oeuvre (Musée du Louvre, RF 22484).

Judith debout, s'appuie sur son épée de la main droite, la main gauche posée sur la hanche. Elle regarde la tête d'Holopherne, à ses pieds, à gauche. Les yeux baissés expriment un profond mépris, tandis que la pose est triomphante. Pour sauver sa ville de Béthulie, Judith séduit le général assyrien Holopherne et le tue dans son sommeil en le décapitant avec une épée. Cette héroïne symbolise le peuple d'Israël en exil et à la merci de forces ennemies, mais toujours aimé de Dieu. Un peu en marge dans l'œuvre d'Aizelin par son thème et son traitement, cette figure dégage une ampleur, une force émanant de la victoire guerrière tout en restant conforme au style mesuré, au goût pour la représentation de femmes élégantes et chastes du sculpteur. C'est une variation subtile, un approfondissement du thème de la chasteté avec ce personnage qui utilise sa féminité à des fins meurtrières, mais pour servir une cause honorable et sans perdre sa vertu et dont seul le courage est finalement retenu. (D'après Anne Sigaud, 1994, cf. bibliographie)