Deux Volontaires : le Noble et l'Ouvrier, vers 1848 - 1850

COUTURE Thomas

Senlis, 1815 ; Villiers-le-Bel, 1879

ZOOMER: passer la souris

© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Hervé Lewandowski - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Peinture à l'huile sur toile sur châssis.

H. 100 cm ; L. 83 cm

dépôt d'Etat

67.9

En savoir plus

étude peinte pour le tableau « L'Enrôlement des Volontaires de 1792 » (Inv. 77.448, également conservé au MUDO - Musée de l'Oise) ; ce tableau fut commandé le 9 octobre 1848 par le gouvernement de la Seconde République pour la salle des séances de l'Assemblée nationale à Paris. L'exécution du tableau fut suspendue en 1851 et le tableau ne fut jamais mis en place.

Ce motif, qui n'a jamais subi de transformation jusqu'à sa réalisation dans la toile définitive, est un remarquable morceau de peinture, sans doute l'un des meilleurs que Couture ait réalisé pour « L'Enrôlement des volontaires de 1792 ». La liberté de l'exécution, la richesse des coloris sont magistralement mises en œuvre au service d'une des idées les plus chères de Couture et des révolutionnaires de 1848 : l'alliance des différences classes sociales face à l'invasion étrangère. L'élégante et dynamique silhouette à la Watteau du noble, brandissant son chapeau, est le parfait complément de celle de l'ouvrier-serrurier, non moins résolu, aux résonances chromatiques que l'on retrouvera chez Edouard Manet, élève de Couture. C'est d'ailleurs Manet qui aurait présenté à Couture le peintre allemand Anselm Feuerbach qui devint son élève, et qui lui servi de modèle pour la figure de l'ouvrier. (D'après Marie-José Salmon, 1989, p. 72)