Buste de Bianca Capello, vers 1881

CERIBELLI César

Rome, 1841 ; Boulogne-sur-Seine, 1918

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© RMN-Grand Palais ((MUDO - Musée de l'Oise) / Thierry Ollivier - Utilisation des photographies soumise à autorisation

Buste en marbre sur piedouche.

H. 59 cm ; L. 38 cm ; P. 20 cm

legs

002.6.6

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Salon de 1881.

Ce charmant buste de jeune femme, suave figure de fantaisie un rien troubadour est clairement identifié comme un des sujets les plus célèbres de l'artiste : Bianca Capello. Présentée au Salon de 1881, cette oeuvre connut de nombreuses répliques également en bronze. Cette tête aux traits juvéniles, au regard rêveur, enchâssée dans un curieux bonnet à volant de broderie, ceinte d'un diadème portant un griffon (ailé, sur un exemplaire en bronze, documentation du Musée d'Orsay) prétend incarner la noble vénitienne, aventurière de la Renaissance, maîtresse de François 1er de Médicis, qui devint en 1579 grande duchesse de Toscane. Après sa mort, Ferdinand de Médicis, fit effacer toutes les traces de sa présence à Florence : ainsi naquit le mythe sulfureux de l'héroïne, aussi romantique que fatale, qui au dix-neuvième siècle alimenta la littérature et les arts. L'ambition de Ceribelli dans le genre historique est de séduire par la délicatesse du modelé, le rendu minutieux des effets de matières variées, des détails bien «finis » : le sujet disparaît pour une sorte d'allégorie de… la coquetterie, en l'occurrence, parfaite sculpture décorative de salon. (D'après Josette Galiègue, 2003). - Bianca Capello (Venise, 1548 - Poggio a Caiano, 1587), après avoir été la favorite du duc François Ier de Médicis (Florence, 1541 - Poggio a Caiano, 1587), devint son épouse en 1578 à la mort de sa femme Jeanne d'Autriche, ce qui scandalisa les Florentins, qui l'accusèrent de débauche. Ils furent tous deux empoisonnés à l'arsenic, vraisemblablement à l'instigation du cardinal Ferdinand de Médicis.