bassin, 14e siècle

Anonyme

Iran

ZOOMER: passer la souris

© RMN-Grand Palais (MUDO - Musée de l'Oise) / Thierry Ollivier - Utilisation des photographies soumise à autorisation

H. 11.5 cm ; D. max. 24 cm ; D. lèvre: 17,7 cm ; Pds: 1 000 g

donation

74.99

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Principalement constitué d'un alliage cuivreux, ce bassin, appelé « tâs », était incrusté de pâte noire et d'argent, dont il ne reste que quelques fragments. Il est orné sur la panse de quatre rondeaux : deux décorés d'un cavalier et deux autres de deux personnages debout. Ces rondeaux alternent avec quatre cartouches épigraphiques en « thuluth » à longues hampes (écriture cursive). Des fleurettes ornent les coins entre les médaillons. La lèvre est ornée d'une guirlande. À l'époque de sa création, il s'agissait d'une pièce d'apparat ornant un diwan, la salle de réception d'un notable. Ce bassin contenait de l'eau, ressource précieuse dans ce pays sec, comme l'évoquent les poissons gravés dans son fond. Au XIXe siècle, il fut collectionné par un amateur occidental, puis à une date inconnue réutilisé en cache pot, comme l'indiquent les trous percés au pourtour qui servaient à sa suspension. Les dinandiers et bronziers de la région du Fars dans le sud de l'Iran, d'où provient cet objet, travaillaient de concert pour réaliser aussi bien des bassins, des chandeliers, des lampes de mosquée, des armes ou des heurtoirs que des portes ou des grilles.